Nul ne peut nier le danger que représente aujourd’hui l’obésité dans le monde. L’OMS a d’ailleurs donné une alerte à ce sujet. Car, selon cet organisme mondial en charge de la santé qui classe les 10 principales causes de la mortalité dans le monde, 2.8 millions de personnes décèdent chaque année des suites d’obésité. Aussi, Contrave, ce nouveau médicament pour lutter contre l’obésité, marque un signe d’espoir pour de nombreuses personnes souffrant de l’obésité.

Contrave approuvé par le Canada

Même si ce médicament n’est pas nouveau, au sens où il serait récent, puisque Contrave est utilisé depuis 2014 aux USA, que le Canada l’adopte en 2018 est le signe qu’il présente une certaine efficacité dans le traitement de l’obésité. C’est très récemment que le Canada, pays où plus de 20 % de la population adulte est obèse, a donné son approbation pour l’usage du Contrave pour guérir l’obésité, comme s’en félicitait Richard Lajoie, représentant canadien de Valeant, l’entreprise pharmaceutique à l’origine de ce médicament.

Indications thérapeutiques du Contrave

Si ce traitement anti-obésité ne peut être prescrit que par les médecins, il est à noter qu’il est indiqué pour les cas d’obésité chez des patients ayant un IMC > 30. Pour les personnes en surpoids, et dont l’IMC serait de 27 au moins, mais qui souffriraient de diabète de type 2 ou d’hypertension, ce médicament serait une solution pour soigner les comorbidités associées à leur excès pondéral.

Adieu à la chirurgie de l’obésité ?

Loin s’en faut. Puisqu’il ne s’agit pas là du seul traitement médical de l’obésité. Il existe de nombreux traitements médicaux. D’autres médicaments comme Orlistat aident à perdre du poids. Et, c’est le plus souvent en cas d’échec de ceux-ci comme du régime alimentaire, que la chirurgie bariatrique est recommandée aux patients. L’on ne saurait donc comparer l’efficacité du Contrave et celle de la sleeve gastrique par exemple, qui a démontré qu’elle pouvait combattre efficacement l’obésité. Mais le choix du traitement médical ou chirurgical devrait faire l’objet d’une discussion entre le patient et un médecin qualifié.